Flexi-jobs et heures supplémentaires moins chères dans l'horeca au 1er décembre 2015

26/11/2015 - 13h

La décision d’introduire des flexi-jobs et des prestations jusqu’à 360 heures supplémentaires sans repos compensatoire et sans supplément de 50% est entièrement incompréhensible, dangereuse et inacceptable. La CGSLB et les autres syndicats l’ont dit et répété. Il s’agit là d’une initiative unilatérale du gouvernement sans tenir compte de l’avis des partenaires sociaux du secteur.

Les syndicats se soucient des entreprises durables qui garantissent un emploi durable. Ils disent non aux flexi-jobs pour un salaire flexible en-dessous du minimum sectoriel, non aux heures supplémentaires sans supplément.

Ces mesures gouvernementales vont déstabiliser le secteur et encourager la concurrence déloyale. Elles constituent une véritable menace pour l’emploi fixe et pas seulement dans l’horeca ! Madame Gwendolyn Rutten l’a clairement dit: « L’horeca a été choisi à titre d’expérience, y compris pour la nouvelle économie. Si ce flexi-statut fonctionne, les autres secteurs pourront également l’utiliser. » Quel sera le prochain ?

Ce que les partenaires sociaux ont construit pendant des années grâce à la concertation est balayé par cette loi. En fait, le gouvernement ne fait, ni plus ni moins, que légaliser le travail au noir.

La CGSLB et les autres syndicats, soutenus par l’avis négatif du Conseil d’Etat, entameront des procédures juridiques en annulation de cette loi !

 

Maarten Dedeyne

Responsable National Horeca

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