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Enveloppe bien-être : les syndicats insistent sur une augmentation des allocations sociales à partir du 1er janvier 2023

15/09/2022 - 10h

Au milieu d’une crise du pouvoir d’achat sans précédent, les syndicats demandent au gouvernement de s’atteler rapidement à la répartition de l’enveloppe bien-être 2023-2024, ce qui permettrait de relever de nombreuses allocations sociales dès le 1er janvier 2023.

Pour le 15 septembre de chaque année paire, les interlocuteurs sociaux doivent formuler un avis sur ce que l’on appelle « l’enveloppe bien-être » pour les deux années suivantes. Cette enveloppe a un ancrage légal et garantit depuis 2007 un budget pour augmenter les allocations sociales (en plus de l’index).

Aujourd’hui, la CGSLB, la FGTB et la CSC ont remis au gouvernement fédéral un avis commun au sujet de cette enveloppe. Il a été impossible pour les interlocuteurs sociaux de rendre un avis commun avant l’échéance légale du 15 septembre 2022, les employeurs ayant systématiquement refusé, ces derniers mois, d’entamer les travaux. À la veille d’un hiver particulièrement difficile, les syndicats insistent pour qu’un maximum de moyens soient libérés à partir du 1er janvier 2023. Nous demandons au gouvernement de prendre une décision rapide afin de permettre une mise en œuvre dans les meilleurs délais.

En ce qui concerne la sécurité sociale des travailleurs salariés, les syndicats préconisent une augmentation équilibrée des allocations minimum et maximum. La CGSLB, la FGTB et la CSC plaident pour une augmentation des minima d’au moins 2% sur deux ans et ils demandent qu’une attention particulière soit accordée aux minima qui sont nettement en-deçà du seuil de pauvreté européen, et même parfois inférieurs au revenu d’intégration. Pour conserver le caractère assurantiel de la sécurité sociale, les syndicats demandent également que l’on soit suffisamment attentifs aux plafonds de calcul (il s’agit du salaire sur base duquel les allocations sont calculées). Ainsi, l’avis remis par le front commun syndical plaide pour une augmentation de 4% étalée sur deux ans des plafonds de calcul pour les pensions. Enfin, l’avis prévoit une augmentation des allocations en cours (parmi lesquelles les pensions les plus anciennes), du pécule de vacances des pensionnés et de la prime de rattrapage pour les malades de longue durée.

À côté des allocataires sociaux, de très nombreux pensionnés, travailleurs en incapacité de travail et chômeurs éprouvent de plus en plus de difficultés à nouer les deux bouts. La CGSLB, FGTB et CSC demandent au gouvernement de prendre, dans le mois, une décision dans le cadre de la confection du budget pour 2023. Cet appel est un point central de l’action du front commun syndical le 21 septembre à Bruxelles. 

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