Les secteurs du non–marchand
Pour une société mieux organisée, plus juste et plus solidaire
Contenu :
Quelques constats
Depuis les années 2000, des accords spécifiques ont été conclus dans les secteurs du Non-marchand tant au niveau fédéral qu’au niveau régional et communautaire.
Ces accords ont sans aucun doute eu une influence positive sur les conditions de travail et de rémunérations des travailleurs mais également sur la croissance de l’emploi dans les divers secteurs du Non-Marchand.
Notre objectif sera non seulement de voir les promesses effectivement concrétisées mais également d’œuvrer à la conclusion de nouveaux accords afin de poursuivre le processus entamé pour les travailleurs et d’assurer les services attendus par la population dans les secteurs tels que l’aide à la jeunesse, l’accueil de l’enfance, l’aide aux personnes handicapées, l’aide à domicile, le socioculturel. Pour ce faire nous attendons des divers niveaux de pouvoirs qu’ils soient ouverts et positifs vis-à-vis des besoins globaux de la population et vis-à-vis des mécanismes de la concertation sociale.
Notre priorité : l’emploi
Plus d’emplois et des emplois de qualité pour des services de qualité
La garantie de maintenir des emplois de qualité pour des services de qualité passe inévitablement par le maintien et l’amélioration de l’attractivité du secteur et par conséquent par une nette amélioration des conditions de travail et de rémunérations.
Aujourd’hui, la CGSLB doit bien constater qu’en matière de conditions de travail et de pouvoir d’achat le secteur Non-marchand reste largement déficitaire en comparaison avec la plupart des secteurs dits économiques. Cela a pour conséquence un manque d’attractivité pour les jeunes se lançant dans la vie active.
Actuellement, l’objectif de mobilité des travailleurs à l’intérieur des secteurs n’est pas rencontré et le phénomène de « burn-out » s’accentue en induisant une fuite et une pénurie de personnel qualifié (exemple : la difficulté de recruter des infirmières dans les crèches).
Par conséquent, l’harmonisation des barèmes doit être rapidement finalisée
Ces secteurs ont la particularité d’être extrêmement féminisés avec parmi les travailleuses une forte proportion de contrats à temps partiel. Heureusement, chacun dans la population s’accorde à présent sur l’importance de ces secteurs et des services rendus aux citoyens. La CGSLB estime dès lors que toutes ces travailleuses et tous ces travailleurs doivent pouvoir bénéficier des mêmes avancées et ce, indépendamment de leur statut ou de leur secteur d’activités.
Mais aussi de bonnes conditions de travail
Ces avancées devront certes toucher au quantitatif mais aussi aux aspects qualitatifs. La charge psychosociale et le travail de nuit sont des éléments de pénibilité particulièrement présents dans les secteurs du Non-marchand. De plus un nombre important de statuts plus précaires existe encore dans ces secteurs. Les améliorations devront donc toucher toutes les formes de travail, y compris le travail à temps partiel et intérimaire, ou encore certains statuts particuliers comme les titres services ou les accueillantes conventionnées.
Il est grand temps que les responsables politiques comprennent aussi bien que le citoyen que le secteur Non-marchand joue un rôle socio-économique essentiel
La CGSLB estime qu’il incombe aux divers niveaux de gouvernement de soutenir activement le développement des services attendus par la population, et en priorité :
- l’accompagnement socio sanitaire à domicile en s’adaptant aux évolutions et aux changements de la société (vieillissement de la population, isolement, modification de la structure familiale,…)
- la couverture des besoins en place d’accueil d’enfants afin de répondre à de nouveaux modes de fonctionnement (flexibilité du travail,…) et de permettre aux parents de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle
- le développement de nouveaux projets pour répondre aux besoins des personnes handicapées encore trop souvent oubliées dans notre société (favoriser une plus grande autonomie)
- l’offre d’aide à la jeunesse par l’augmentation des moyens existants et, si nécessaire, par la création de nouveaux services
l’offre d’activités socioculturelles et sportives afin de favoriser l’épanouissement culturel et social de la population…
La CGSLB plaide aussi pour
Le développement de la qualité des services impose également une formation initiale adaptée à l’évolution des secteurs et à la professionnalisation des métiers. Il nécessite également une politique de formations continues accessibles à l’ensemble des travailleurs afin de maintenir un niveau de qualification élevé.
L’aménagement des fins de carrière, l’accès au crédit temps doivent également contribuer à mieux concilier la vie familiale, sociale et professionnelle.
Investir dans les secteurs du Non-marchand, c’est préparer et répondre aux défis sociétaux de demain en garantissant des services de qualité à la population. C’est œuvrer pour une société mieux organisée, plus juste et plus solidaire.
