L’organisation institutionnelle
Les Bruxellois se sentent de plus en plus Bruxellois.
Le Zinneke n’est plus un bâtard, il est un Bruxellois.
La complexité institutionnelle bruxelloise est exceptionnelle.
Outre le fait qu’elle rend les choses particulièrement difficiles, elle va à l’encontre de la création d’une identité bruxelloise. Or celle-ci émerge comme en témoignent, par exemple, les différentes rencontres qui ont marqué les 20 ans de la Région.
Le partage des compétences entre les différents ministres doit pouvoir compte de la réalité des dossiers à traiter. Quelques exemples montrent les difficultés rencontrées.
- Un ministre pour l’emploi, un autre pour la formation
- Un ministre pour la mobilité, un autre pour la gestion des plans de déplacement des entreprises dans le cadre des compétences en environnement.
- Un ministre compétent en matière de gestion des déchets et un autre pour ce qui est de la propreté publique et le tri.
La CGSLB demande
- l’audace de la simplification pour une gouvernance simplifiée
- l’emploi et la formation ressortissent de deux institutions différentes. Cette situation n’est pas tenable dans le temps. Malgré les efforts fournis en la matière, il faut structurellement rapprocher ces deux dimensions déterminantes de la politique régionale.
- Le transfert des compétences de la Cocom vers la Région.
- la superposition des lieux de pouvoir et de décision nuit au dynamisme potentiel de la Région. Mieux cibler et harmoniser les compétences en supprimant les doublons est indispensable. Quel est, par exemple, aujourd’hui, le sens de l’existence fantôme mais néanmoins fiscale de l’Agglomération bruxelloise. La place et le rôle des communes méritent d’être revisités en favorisant leurs compétences de proximité tout en regroupant, au niveau régional, les compétences structurantes ( ex. : gestion de l’espace, des voiries, de la propreté, de la sécurité,… ) de la Région.
- Une juste attribution des moyens à la Région bruxelloise, en phase avec ses missions régionales, nationales et internationales, juste retour par rapport à sa contribution effective à la production des richesses nationales.
