La mobilité
Les responsables politiques doivent promouvoir une amélioration de la mobilité et des déplacements à Bruxelles.
L’avenir économique et social de Bruxelles passera immanquablement par une plus grande mobilité à Bruxelles. En effet, à l’instar des autres grandes métropoles européennes, la Région de Bruxelles-Capitale est de plus en plus confrontée à une saturation de son trafic automobile.
Outre les embouteillages, cette situation génère pollution, nuisances, stress et insécurité.
Cette situation explique également le phénomène de l’exode des habitants vers la périphérie, la recherche d’un cadre de vie plus agréable, et par conséquent l’augmentation croissante des navetteurs.
Le problème de mobilité entraîne enfin la fuite à l’extérieur de Bruxelles des entreprises à la recherche d’une meilleure accessibilité.
La réflexion sur la mobilité doit anticiper sur l’importance des mouvements qui s’amorcent actuellement : le développement de nouveaux zonings dans et aux abords de la Région doit définir les axes d’extension de tous les moyens de transport en commun, en ce compris le RER.
Il est urgent de se pencher sur ces problèmes avant que Bruxelles ne devienne une ville statique. Pour cela il est impératif de résoudre le problème des navetteurs se rendant au travail en voiture par la construction de nouveaux parkings aux entrées de Bruxelles, et la mise en place par les entreprises de navettes entre ces parkings et le lieu de travail.
Toutefois, la question de la mobilité ne peut se résumer à la seule problématique des navetteurs. La mobilité intrabruxelloise, au service des Bruxellois, doit faire partie intégrante de la réflexion à ce sujet. A cet égard, la mise en place du RER ne constitue pas l’élément unique de solution.
La CGSLB demande
- une amélioration du réseau de transport en commun (augmentation de la vitesse commerciale, du confort, de la sécurité)
Le déploiement des transports en commun doit prendre en compte les horaires atypiques de travail dans certains secteurs tel que les hôpitaux, l’horeca, … - l’aménagement de l’infrastructure routière (et notamment des pistes cyclables et trottoirs plus sécurisants)
- une politique plus ferme en faveur du respect du Code de la route (parking sauvage, respect des axes rouges) et l’application des mesures prises pour améliorer la fluidité de la circulation
- la limitation de l’accès à la ville de camions d’un certain tonnage (et favoriser l’utilisation de véhicules de moindre tonnage)
- l’aménagement d’emplacements de livraisons
- l’utilisation du canal pour le transport de marchandises
- le développement d’une politique régionale de gestion du parking.
Le coût des efforts en terme de mobilité doit être supporté aussi par les personnes extérieures à la Région et y venant. Si la pertinence d’un péage urbain doit être explorée, la question du financement de la politique de mobilité bruxelloise est incontournable.
