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L’environnement, le logement, l’urbanisme

Environnement

La gestion de l’environnement doit faire partie de toute politique régionale. C’est probablement l’approche la plus transversale dans la mesure où elle peut avoir un impact en terme d’économie, d’emploi, de formation, de qualité de vie, de mobilité,…

La CGSLB demande

  • D’assurer la mise en place effective du plan climat de la Région bruxelloise. Il doit contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre en agissant sur les différents aspects de la problématique : le bâtiment, le transport, la production d’énergie verte locale.
  • L’implication des représentants des travailleurs dans le processus de labellisation bruxellois (Label entreprise eco-dynamique) afin qu’il en devienne partie prenante.
    Actuellement, les travailleurs sont informés, sans plus.
  • la CGSLB demande que les représentants des travailleurs participent au processus de labellisation.
  • Intensifier les programmes de formation (qualité et quantité) à l’attention des demandeurs d’emploi dans le secteur bruxellois de l’environnement et des énergies vertes (éco-conseiller, poseur de panneaux photovoltaïques, métier de la construction PEB …).

La gestion de l’environnement doit intégrer la notion de durée. Aussi, il est essentiel que la politique future en matière d’environnement s’inscrive dans la ligne de ce qui a été fait et ainsi ne reparte pas à zéro. Par exemple : plan pluie, assainissement du sol …

  • La gestion des déchets doit être gérée de manière globale par un seul ministre (Production, propreté publique et recyclage).
  • Des collaborations étroites entre ministres dans la gestion de dossiers entremêlés, tels que mobilité et environnement, santé et environnement (avec et sans la mobilité).

La CGSLB demande

  • une gouvernance environnementale qui prend en compte ce qui a été réalisé et ne reparte pas à zéro.

Logement

Il y a, à Bruxelles, entre 15 et 30.000 logements inoccupés alors, qu’en même temps, il y a 32.000 ménages en attente d’un logement social. 

Par ailleurs, 59 % des habitants bruxellois sont locataires contre une moyenne nationale de 25 %. La part du coût du logement atteint pour beaucoup de familles entre 40 et 65 % du revenu, alors que la référence est de l’ordre de 33 %.

Outre son coût, le logement peut aussi être de mauvaise qualité au point que l’on puisse parler souvent de « mal-logement ».

Par ailleurs, l’évolution démographique de la Région indique dès à présent l’urgence d’agir pour qu’en même temps que la population augmente, l’offre de logement puisse suivre cette évolution.

Le développement du logement, par priorité à d’autres secteurs peut devenir le lieu privilégié d’une synergie entre l’amélioration de la qualité de vie dans la Région, la formation et l’emploi.

Les aides à l’accès à la propriété sont quant à elles, davantage une piste à poursuivre.

La CGSLB demande

  • que l’offre de logement soit en cohérence avec l’évolution démographique de la Région
  • que l’accès à la propriété soit favorisé
  • l’amélioration du parc de logement afin de diminuer le mal-logement
  • l’amélioration de la qualité environnementale des logements en mettant cela en rapport avec l’emploi, la formation et l’enseignement
  • le développement de collaboration privé – public dans le secteur de l’aménagement de la ville et en particulier du logement

Urbanisme

Les responsables politiques doivent promouvoir un développement harmonieux en matière d’urbanisme.
Bruxelles se veut être une ville économique, mais également sociale.  Pour ce faire, elle doit composer avec des paramètres difficilement conciliables, à savoir d’un côté les logements et les espaces verts et, de l'autre les bureaux et activités industrielles.

En effet, Bruxelles doit favoriser le développement économique de sa région (et dès lors de son espace économique) mais ce développement ne peut se faire au détriment du logement, des espaces verts et autres facteurs qui font d'une ville un endroit habité et habitable.

Aussi, nous estimons que si Bruxelles veut garder ses habitants, voire augmenter le nombre de ceux-ci, la Région doit mener une gestion urbaine active consistant d’une part à fixer des objectifs et en définir des échéances et d’autre part à se doter des moyens nécessaires pour les atteindre.

La CGSLB demande

  • le développement du logement,
  • la valorisation des bâtiments inoccupés avant toute autre construction
  • la protection et l’aménagement des espaces verts
  • la protection raisonnée du patrimoine
  • la mixité habitat – entreprises (PME)

Afin d’éviter de nouveaux quartiers monofonctionnels, il s’agira également de favoriser le développement des PME dans un tissu mixte d’habitations et d’entreprises.

Les responsables politiques doivent également développer la collaboration entre privé et public dans le réaménagement de l’urbanisme bruxellois en tenant compte du besoin en logement et de la qualité de vie.

Les responsables politiques doivent impérativement combattre les chancres urbains et les immeubles à l’abandon (application de la taxe sur les immeubles abandonnés) et lutter contre la spéculation immobilière.

La sécurité fait partie intégrante de la qualité de la vie. Cet aspect est très important pour rendre à la Région un environnement agréable. La CGSLB Région de Bruxelles-Capitale insiste pour que des actions soient menées pour renforcer la sécurité. Cela doit se faire prioritairement par des actions sociales combattant les causes de l’insécurité.

La CGSLB demande

  • le développement de collaboration privé – public dans le secteur de l’aménagement de la ville et en particulier du logement

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