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L'emploi

La situation de l’emploi en Région de Bruxelles-Capitale reste tout à fait préoccupante. Elle se caractérise par un taux de chômage élevé parmi les personnes peu qualifiées et un besoin important en personnel qualifié.

Le chômage des jeunes (+ de 15.000 de moins de 25 ans) est une situation intenable au sein de la Région. Les jeunes d’aujourd’hui, c’est la Région de demain. La CGSLB Région de Bruxelles-Capitale rappelle à cet égard que l’accès à l’emploi est un facteur incontournable de l’intégration dans la vie sociale.

On ne peut isoler la question de l’emploi des jeunes d’autres dimensions sociales telles que l’enseignement, la formation, l’éducation, la culture, la multiculturalité…

Parler d’emploi pour les jeunes et vouloir changer les choses, c’est s’engager résolument et de façon transversale sur chacune de ces dimensions. Agir préventivement, en agissant avant même que le jeune n’aborde le marché de l’emploi, c’est lui donner les outils nécessaires à sa pleine citoyenneté et sa pleine responsabilité de jeune et, plus tard,  d’adulte.

Par ailleurs, une large part des travailleurs occupés dans la Région viennent des zones limitrophes de la Région .

L’emploi ne doit plus être envisagé dans les limites de la Région mais bien dans le cadre du bassin d’emploi que représentent Bruxelles et son hinterland. Les accords de coopération en matière de mobilité interrégionale des demandeurs d’emploi ont montré l’intérêt d’une telle démarche. Au-delà de l’intérêt conjoncturel de cette nouvelle approche, il y a lieu de la développer de façon structurelle.

Identifier la politique mise en oeuvre, c’est aussi distinguer de façon claire une politique de traitement social du chômage d’une politique en faveur de l’emploi. Il faut savoir ce que l’on fait.

La CGSLB demande

  • une approche transversale de la politique de l’emploi, s’appuyant simultanément sur les axes enseignement, formation, environnement, culture,… En particulier, pour les jeunes, l’approche transversale doit d’être source d’espoir durable
  • une politique de l’emploi qui prenne en compte le positionnement géographique de Bruxelles dans le bassin d’emploi que constituent les 19 communes mais aussi, bien au-delà, les autres régions
  • un audit indépendant (par exemple par une équipe pluri-universitaire)  de la politique de l’emploi, laquelle représente une part importante du budget de la Région : il s’agit d’évaluer l’adéquation de cette politique avec la réalité de l’emploi dans la Région et d’ainsi dégager des pistes nouvelles.
    L’indépendance de la démarche donnera une saine légitimité et permettra aux décideurs politiques et aux partenaires sociaux d’améliorer la « démarche client » de l’office et ainsi, d’améliorer son efficience.

Actiris, en tant qu’opérateur de la politique de l’emploi en Région bruxelloise a, dans le cadre de son contrat de gestion, modifié sa structure et fait évoluer ses pratiques. La décentralisation qui est largement en cours rapproche les services des citoyens et des acteurs communaux.

Reste, pour l’Office, la question des moyens qui ne sont pas à la hauteur des besoins de la population bruxelloise ni des ambitions d’Actiris.

La CGSLB Bruxelles demande pour Actiris

  • qu’une enquête qualitative soit réalisée auprès des demandeurs d’emploi bruxellois et des entreprises de la Région. La course vers la quantité ne peut se faire au détriment de la qualité. Cette enquête qualitative pourrait mettre évidence, par exemple,
    • les attentes des demandeurs d’emploi et des entreprises de la Région
    • la compréhension des outils d’accompagnement mis en œuvre par Actiris
    • la disponibilité des services d’Actiris
    • l’adaptabilité, la réactivité des outils d’Actiris
    • la qualité des offres d’emploi mises à disposition
      • lisibilité
      • cohérence avec le contenu de l’emploi à pourvoir
      • accessibilité
    • la qualité de la structure de récolte des offres d’emploi (grands comptes et PME – TPE)
    • la lisibilité, connaissance et compréhension des mesures d’aide à l’embauche
  • La poursuite du développement du rôle de régisseur d’Actiris vis-à-vis de ses partenaires.
  • Le développement par Actiris d’un centre de formation de l’insertion socioprofessionnelle
  • Les métiers de l’insertion socio-professionnelle demandent une véritable professionnalisation. Militantisme et bonne volonté ne suffisent plus.
  • que soient redéfinis les objectifs des programmes d’emploi et que soient revues les modalités et les règles d’attribution des ACS à l’associatif. Qu’une réelle transparence soit de mise.
  • que les  Programmes de Transition Professionnelle (PTP) soient développés dans les métiers en pénurie de main-d'œuvre.
  • qu’un sens, une valeur, soient donnés aux métiers, en particulier ceux qui ont leur place dans une économie urbaine et dont la représentation sociale souffre d’une image négative.

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