Le maintien de la solidarité fédérale
Les mécanismes essentiels de solidarité entre les citoyens de ce pays doivent rester fédéraux.
La sécurité sociale reste l’instrument par excellence pour assurer cette solidarité nationale.
Aucune réforme de structure ne pourra déroger au principe de la solidarité fédérale et de la négociation collective fédérale des conditions de travail. L’évolution ne peut conduire à ce que des travailleurs ou des allocataires sociaux soient traités différemment suivant la région ou la communauté dont ils relèvent.
Cela signifie donc pour la CGSLB :
- que les partenaires sociaux déterminent les mécanismes de solidarité entre les travailleurs du pays;
- qu’il ne soit pas touché à la structure et à l’organisation des relations collectives de travail en Belgique : elles permettent déjà aujourd’hui une totale liberté et peuvent s’adapter, entre autres, au niveau auquel on entend fixer les règles;
- que le futur gouvernement donne à nouveau aux partenaires sociaux leur véritable autonomie de discussion, de négociations, et de conclusion d’accords; qu’il s’installe donc entre le pouvoir politique et les interlocuteurs sociaux une véritable confiance et une répartition bien comprise des rôles respectifs de chacun;
- que la sécurité sociale reste un instrument national;
- qu’une réforme de l’Etat ne peut être envisagée qu’en fonction d’éléments objectifs indiquant une réelle plus value pour la situation des personnes dans l’ensemble du pays; cela devra le cas échéant reposer sur un réel consensus entre partenaires sociaux et dans les trois Régions.
Une concertation sociale forte
De manière plus générale, la CGSLB demande au futur gouvernement de se concerter avec les partenaires sociaux sur tout sujet ou projet ayant des implications socio-économiques.
