Plan Marshall 2.Vert : le problème budgétaire
Le budget annuel wallon est de 7,2 milliards.
Le financement "prévu" pour le Plan Marshall 2.vert (mais non consolidé) est de 1,6 milliards sur 5 ans, soit 320 millions par an. Il s'agit donc bien de 5% du budget wallon seulement.
Les déclarations politiques du GW établissent aussi l'existence d'1,15 milliard de financement alternatif (débudgétisation). Toutefois, aucune mesure du plan Marshall 2.vert ne tient compte de ces montants (le total des mesures prévues faisant bien 1,6 milliard). Nous présumons donc que ces montants entreront purement et simplement dans la gestion financière du budget ordinaire de la Région.
Rien n'a encore été budgétisé relativement à la part certaine de la RW dans l'effort budgétaire global de l'Etat (les fameux 65-35%). Il va de soi que l'introduction de ces nouveaux montants à trouver dans la dynamique budgétaire (et qui semblent n'avoir pas été prévus dans la note "Trajectoires budgétaires" rendue publique) risque de compliquer encore la démarche et de rendre impossible le financement de certains axes ou parties d'axes du Plan Marshall 2.Vert.
Il semble donc que les wallonnes et les wallons n'échapperont pas à un tour de vis budgétaire dans les prochaines années. Ce tour de vis peut théoriquement être donné :
- Sur les dépenses
- Sur le Plan Marshal 2.vert (5% du budget)
- Sur les dépenses ordinaires (95% du budget)
- Sur les recettes, par le biais d'une augmentation de la fiscalité sur les ménages ou les entreprises.
La CGSLB tient à souligner qu'il ne serait pas cohérent de réaliser un plan Marshall 2.vert, qui serait contrecarré dans certaines matières par certaines politiques de rigueur qui toucheraient aux mêmes problématiques. Les économies réalisées dans le budget global devront donc bien être comparées à la lumière de leurs effets sur la dynamique du plan.
La CGSLB rappelle qu'elle ne pourra pas accepter que l'effort soit dirigé vers les travailleurs et les assurés sociaux et particulièrement vers les plus démunis d'entre eux.
Elle rappelle par ailleurs deux éléments principaux de son mémorandum soit :
- La nécessité de contrôler mieux le fonctionnement et le budget des opérateurs para régionaux au travers desquels les politiques régionales sont (ou ne sont pas) menées à bien notamment par la création d'un ratio de frais de fonctionnement acceptable par rapport à la part d'argent public allant réellement à la politique spécifique désirée.
- Accentuer les efforts en matière de gouvernance et de gestion budgétaires à baser sur le contrôle permanent et l'évaluation systématique des résultats
