Introduction - Contextualisation
La CGSLB est très consciente des difficultés devant lesquelles tous les pouvoirs politiques se trouvent actuellement en Belgique et en Europe. La crise sort désormais tous ses effets néfastes pour les citoyens. Ce ne sont pas les quelques frémissements annonçant une hypothétique sortie de crise qui peuvent inverser la tendance. Et certainement pas dans des délais de nature à avoir un effet positif sur la mise en place des politiques wallonnes des deux prochaines années.
Le contexte budgétaire lié à la baisse attendue des recettes fiscales complique très sérieusement les choix politiques et donc la continuation de politiques de développement déjà entamées ou la mise en place de nouvelles politiques.
Néanmoins, la CGSLB constate que les effets de la crise sont principalement et douloureusement ressentis par les travailleurs et les assurés sociaux.
Elle tient dès lors à exprimer clairement que la marge de manœuvre est extrêmement étroite. Le consensus social wallon ne résisterait certainement pas à des mesures ayant pour conséquence une réduction supplémentaire du pouvoir d'achat. Le Gouvernement Wallon ne doit pas oublier que le citoyen wallon est aussi un citoyen fédéral, communautaire, provincial et communal. Sa situation est donc à évaluer à la lumière de toutes les politiques qui l'impactent notamment au niveau fiscal et social.
La CGSLB s'interroge dès lors sur l'opportunité politique de communiquer sur le lancement d'un plan Marshall 2.vert, dont la base budgétaire n'est pas consolidée.
Cette communication peut donner au citoyen la fausse idée que les effets de la crise sont sous contrôle, ce qui budgétairement est, selon nous, incorrect.
Notons aussi que la CGSLB avait souligné dans son mémorandum l'incohérence que représentait en fin de législature, l'établissement d'un plan Marshall 2.0. La nécessité, dès la formation d'un nouveau gouvernement, de le traduire en plan Marshall 2.vert confirme la pertinence de cette remarque.
