Journée d'action européenne du 29 février 2012
L'Europe sauve les banques, mais oublie ses citoyens
Le discours du Président national Jan Vercamst
Le discours bilingue de Jan Vercamst, Président national de la CGSLB, devant la Banque national de Belgique à l'occassion de la Journée d'action européenne est disponible ici.
Des millions d’Européens souffrent de la crise économique et sociale qui a été provoquée par les banques et l’idéologie de rigueur prônée unilatéralement par l’Europe. Le taux de chômage n’a jamais été aussi élevé.
Dans de nombreux pays, un jeune sur deux est sans emploi. UN sur DEUX ! 115 millions d’Européens, soit 23,5% de la population, sont menacés par la pauvreté ou l’exclusion sociale. 115 MILLIONS !
La seule réaction qu’offrent les dirigeants européens est de renforcer encore les mesures d’assainissement au lieu de faire des choix qui apportent de véritables possibilités d’amélioration. Tous les pays européens doivent effectivement assainir leurs finances, mais si les mesures d’économie vont trop loin, la situation pourrait bien devenir incontrôlable. D’éminents économistes mettent en garde contre le risque d’étranglement de l’économie.
La Grèce en est le meilleur exemple: les mesures drastiques d’économie n’ont fait qu’aggraver la misère. L’économie grecque a connu un déclin constant ces dernières années.
Le drame grec
Les salaires ont baissé de 20 à 40% en moyenne. Les mesures d’économies récentes ont ramené le salaire minimum à 600 euros. Les prix en vigueur à Athènes sont comparables à ceux de Bruxelles.
Le taux de chômage a doublé, pour atteindre 20%. Le nombre de suicides a doublé également …
Les hôpitaux éprouvent des difficultés à s’approvisionner en médicaments. De nombreux Grecs ne peuvent plus payer leur emprunt hypothécaire et perdent leur maison. Les jeunes quittent massivement la Grèce.
Le Grec moyen paie aujourd’hui très cher les années de gestion politique défectueuse et les mauvais choix de l’actuelle Europe conservatrice. Sans aucune perspective d’amélioration.
De plus en plus, il s’avère que la crise sert d’alibi pour démanteler les droits des travailleurs et la sécurité sociale. Nos salaires, l’âge de nos pensions, nos allocations de chômage, nos CCT centrales… Si nous lui laissions les mains libres, la Commission européenne aurait vite fait d’y opérer des coupes sombres.
Les syndicats européens n’en veulent pas! Trop, c’est trop! Nous voulons plus d’Europe, mais une Europe basée sur la solidarité, sur la justice et la cohésion sociales. Une Europe qui prend soin de ses citoyens. Une Europe qui investit pour la justice sociale et la solidarité. Une Europe qui profite à tous.
Nos propositions
- Un plan européen de relance et d’investissement pour des emplois plus nombreux et une économie durable. Ce plan doit notamment être financé par le produit d’une taxe européenne sur les opérations boursières (spéculatives). L’Europe est trop obsédée par l’assainissement budgétaire et prévoit trop peu d’investissements à long terme. Une fiscalité européenne juste implique aussi une contribution équitable des fortunes et des revenus du patrimoine. Avec un impôt minimum pour les entreprises. Et une lutte acharnée contre la fraude et l’évasion fiscales.
- L’émission d’euro-obligations pour que tous les états membres puissent emprunter à des taux acceptables.
- Une Banque centrale européenne (BCE) qui aide véritablement les états membres en difficultés. Ce que la BCE peut faire pour les banques (leur avancer 500 milliards d’euros), elle doit aussi le faire pour les états membres et leurs habitants. La BCE doit ainsi stimuler la croissance, l’emploi et l’innovation.
- Plus d’investissements pour des services publics solides et accessibles à tous. Des soins de santé, un enseignement, des routes, des logements de qualité, tout le monde en profite.
Téléchargez le tract
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tract-journee-d-action-europeenne.pdf Tract des syndicats belges |
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tract-journee-d-action-europeenne-2.pdf Tract de la Confédération européenne des Syndicats (CES) |


