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23 avril 2004

Pour qui roule la Fedis ?

Le Syndicat libéral a pris connaissance d'un point de vue curieusement partisan de la Fedis, la Fédération des entreprises de la distribution.

Porte-voix d'une petite minorité d'employeurs

Le Syndicat libéral a pris connaissance d'un point de vue curieusement partisan de la Fedis, la Fédération des entreprises de la distribution.

En effet, alors que la législation actuellement en vigueur est jugée assez équilibrée par la plupart des intéressés, voilà que la Fedis fait tout à coup connaître avec arrogance son souhait de modifier les heures d'ouverture des magasins et l'organisation du travail du dimanche. Des modifications qu'une toute petite minorité des employeurs du secteur réclament, au grand mécontentement des autres employeurs, qui le font d'ailleurs savoir aux syndicats.

Inutile de dire que les travailleurs ne sont pas du tout disposés à discuter de modifications que pratiquement personne ne réclame: ni le personnel, déjà très flexible, qui a bien droit à une vie familiale comme tout le monde et que des heures de travail tardives exposent davantage à l'insécurité, principalement dans les grandes villes; ni la majorité des employeurs du secteur, qui savent bien que des heures d'ouverture plus tardives et des ouvertures du dimanche plus nombreuses ne dopent nullement les ventes, lesquelles sont simplement plus dispersées (ce qui peut d'ailleurs entraîner des coûts supplémentaires) ; quant aux consommateurs, qui peuvent déjà faire leurs achats au supermarché jusque 20 heures, et même 21 heures le vendredi, ils ne sont pas davantage demandeurs.

Alors, les revendications de la Fedis n'étant pas de nature à améliorer l'emploi, ni à accroître le chiffre d'affaires des magasins, ni à satisfaire un souhait des clients, nous posons clairement la question : pour qui roule la Fedis ?

Pour une, deux ou trois grandes entreprises qui aimeraient écraser leurs concurrents ? Avec les suites que l'on peut imaginer pour l'emploi et pour le choix qui est finalement laissé aux consommateurs.

Le Syndicat libéral fait dès lors vertement savoir à la Fedis que, pour sa part, il roule pour les travailleurs et, indirectement pour les consommateurs que nous sommes tous, et qu'il n'est pas question de prendre en considération un point de vue qui est rejeté par la plupart des employeurs eux-mêmes.

Nous invitons la Fedis à retrouver le bon sens.

Koen De Jaeger
responsable sectoriel national

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