Plan d’économie Dexia : la direction avait taillé dans le « gras », maintenant, elle veut s’attaquer aux muscles
La CGSLB veut négocier avant qu’il ne soit trop tard et pas sous la pression du chantage à l’emploi. 295 millions d’euros : voilà le vrai montant des économies encore à réaliser. De quoi donner le tournis, d’autant plus qu’ils seront cette fois, très difficiles à trouver, ces millions. Dans un premier temps, la direction avait taillé dans le « gras », maintenant, elle veut s’attaquer aux muscles.
La CGSLB demande à pouvoir négocier les pistes envisagées avant le 15 septembre, date à laquelle la direction présentera son nouveau plan, et dont on ne pourra plus changer quelques virgules si on ne fait rien d’ici-là. La direction menace surtout de s’en prendre à l’emploi et même de licencier « sec » si l’ensemble du personnel - à l’exception d’elle-même et de ses chers consultants - ne fait pas preuve de souplesse.
Elle avance deux mesures qui sont déjà irrecevables pour la CGSLB :
- le retardement de l’indexation des rémunérations
- le détachement des salariés placés dans le Job Centre (la réserve de travailleurs dont l’emploi est menacé en attente d’une nouvelle affectation) dans d’autres divisions du Groupe Dexia à des conditions de travail moins favorables.
La CGSLB refuse évidemment de négocier sous la pression du chantage à l’emploi.
En présentant ses chiffres au Comité d’Entreprise Européen du groupe Dexia les 15 et 16 juin 2010, la direction a prétendu qu’il faudra faire preuve de créativité pour dénicher ces 295 millions d’économies. Chiche ! Dans les informations économiques et financières, les délégués de la CGSLB ont découvert quelques pistes qui permettront d’atteindre l’objectif sans s’en prendre à l’emploi.
Martine Lefevre
Responsable sectoriel national
