Patrons belges et communistes chinois: même combat?
Pour le patronat belge, la révolution semble commencée et le paradis pour bientôt. Les patrons plaident sans détour pour la réintroduction de la semaine des 40 heures et pour la fin des prépensions. Nous travaillons trop peu d'années et nous allons ainsi tout droit vers un «bain de sang social», où les «vraies» pensions deviendront impayables. En outre, notre compétitivité recule par rapport à celle de l'étranger. Les nouveaux camarades citent comme exemple éclairé la Chine communiste, où tout le monde travaille très longtemps, très dur et pour très peu d'argent.

Pour le patronat belge, la révolution semble commencée et le paradis pour bientôt. Les patrons plaident sans détour pour la réintroduction de la semaine des 40 heures et pour la fin des prépensions. Nous travaillons trop peu d'années et nous allons ainsi tout droit vers un «bain de sang social», où les «vraies» pensions deviendront impayables. En outre, notre compétitivité recule par rapport à celle de l'étranger. Les nouveaux camarades citent comme exemple éclairé la Chine communiste, où tout le monde travaille très longtemps, très dur et pour très peu d'argent.
Pouvons-nous rappeler aux camarades qu'il n'y a pas de syndicat libre en Chine? Nous ne voulons pas d'un système où le chantage brutal donne le ton et où nous serions obligés de faire marche arrière. Ce n'est pas du conservatisme. C'est le simple respect des accords conclus. Qu'il faille prendre des initiatives innovantes pour le futur en matière de plan de carrière, de charges sociales et de pression fiscale est une autre histoire. Cela doit se faire à la table de négociations. Pas avec une baïonnette dans le dos!
