Opel Anvers : plan social approuvé à la grande majorité
Le personnel de l’usine d’Opel Anvers, menacée de fermeture, s’est prononcé ces derniers jours au sujet du préaccord de plan social négocié par les syndicats et la direction.
Le résultat de ce referendum a été communiqué mardi. Chez les ouvriers, 76,2% ont voté pour et chez les employés, 97,5%.
Une grande majorité du personnel approuve donc les accords qui ont été conclus par la direction et les syndicats.
Ce plan prévoir entre autre un système de prépension dès 50 ans, une indemnité de départ pour les travailleurs qui ne tombent pas sous le système de la présension, une prime nette unique et des garanties financières pour les membres du personnel qui passeraient entre les mains d’un investisseur potentiel fin 2010.
Dirk Heyndrickx, délégué principal de la CGSLB chez Opel Anvers, a une réaction mitigée face aux résultats de ce referendum : « Le résultat de cette consultation me satisfait dans le sens où les travailleurs ont apprécié le travail que nous avons fourni au cours des négociations ces dernières semaines et ils semblent être convaincus, tout comme nous, que vu les circonstances, nous avons obtenus le maximum.
Evidemment, nous n’avons pu exiger les mêmes conditions de départ qu’en 2007 car la marge budgétaire était aussi plus limitée.
L’approbation de ce préaccord fait également disparaître une part de l’incertitude qui régnait chez les travailleurs. Après de longs mois d’attente, nous savons enfin quelle est la situation.
Mais toute médaille a son revers : en acceptant ce plan social, près de 1250 travailleurs devront quitter l’entreprise dans le courant du mois de juin. Il s’agit en majorité d’ouvriers. »
Dans les prochains jours, un groupe de travail paritaire composé de représentants des organisations syndicales et de la direction sera créé. Ce groupe de travail sera chargé des dispositions pratiques concernant le départ de ces travailleurs et le passage d’un système avec deux équipes vers un système avec une seule équipe.
« Il ne faut pas non plus perdre de vue qu’en acceptant ce préaccord, l’usine ne fermera pas ses portes avant au moins fin 2010, ce qui laissera le temps de trouver un investisseur potentiel », déclare Dirk Heyndrickx.
Le Gouvernement flamand a également fait savoir que 16 candidats investisseurs s’étaient déjà manifestés.
