Négociations sectorielles commerce : des propos patronaux provoquant pour les travailleurs du secteur !
Le cahier de revendications du front commun syndical fait l'objet de discussions depuis déjà 4 réunions.4 réunions durant lesquelles l'idéologie patronale la plus dure a été défendue par la FEDIS.
Les premières réponses concrètes des employeurs viennent de tomber : elles sont purement et simplement inacceptables !
Des augmentations de salaire modulables en fonction de l'inflation !
La Belgique est l'un des derniers pays – si pas le seul – où les salaires ont une liaison automatique à l'index. Cela veut dire que lorsque les prix augmentent de manière importante, les salaires augmentent aussi de manière à garantir un maintien du pouvoir d'achat des travailleurs.
Cet index a déjà été « lissé » ce qui a eu pour conséquence une perte de pouvoir d'achat.
En outre notre système de concertation sociale prévoit la négociation tous les deux ans d'accords à d ifférents niveaux : interprofessionnel, sectoriel et parfois même d'entreprise. Même si les augmentations de salaire obtenues ne sont pas toujours assez substantielles, elles ont le mérite d'être garanties.
Les employeurs veulent changer le système et proposent une augmentation liée à l'évolution de l'index :
8€ garantis en décembre 2007 + 8 € en janvier 2009 MAIS Si l'inflation est plus importante que les prévisions (3.9%) cette deuxième augmentation de 8 € peut en devenir 7, 6 ou 4… par contre si elle est moins importante elle peut augmenter à 9, 10 ou plus….
C'est la roulette russe qui nous est proposée !
Les patrons invoquent la discrimination pour remettre en cause les barèmes !
Une directive européenne interdit les discriminations basées sur l'âge. En pratique, une étude des barèmes salariaux à l'âge nous est imposée.
Les employeurs de la Distribution estiment que nos barèmes basés sur l'ancienneté et l'expérience sont aussi dis-criminatoires et veulent « anticiper » les éventuels reproches du cénacle européen.
Avec ce type de raisonnement, c'est la notion même de progression salariale négociée collectivement et répartie sur la carrière qui est remise en cause. C'est une attaque à peine voilée des barèmes au profit des rémunérations basées sur l'arbitraire de l'employeur (ex. : mérite).
Nous n'avons jamais refusé d'examiner les discriminations mais là où elles existent réellement !
Museler les travailleurs pour 2 ans
En plus de toutes ces mesures, les patrons veulent renforcer la clause de paix sociale (ils veulent interdire toute nouvelle revendication quelle qu'elle soit pendant 2 ans).
Une provocation supplémentaire ?
Des cacahuètes pour le reste…
Rien pour améliorer le sort des temps partiels involontaires !
Rien pour l'emploi et le travail de qualité
Rien pour encadrer les contrats étudiants...
Status quo pour les prépensions (58 ans et 30 ans de carrière pour les femmes, 35 pour les hommes) et le crédit-temps en fonction de l'évolution de la législation mais possibilité d'augmenter le seuil des départs en crédit-temps à 6% au lieu de 5…
NOUS DEMANDONS LA CONCILIATION POUR LE 3 MAI /INFORMEZ-VOUS AUPRES DE VOS DELEGUES
