Négociations de l’accord social non-marchand en région wallonne
Dès la première réunion, la négociation a du plomb dans l’aile
C’est en effet au début octobre 2010 que les organisations syndicales avaient déposées en front commun leur cahier de revendications auprès du Gouvernement de la Région wallonne. Ce dernier, bien qu’ayant décidé de mener cette négociation en présence du banc patronal, s’était engagé à ce que les débats portent exclusivement sur le cahier de revendications syndical. La surprise fut donc grande ce matin à Jambes d’entendre la représentante du Gouvernement (Le Cabinet de la Ministre TILLIEUX est chargé de piloter la négociation) qu’elle acceptait d’intégrer dans la même négociation le cahier de revendications déposé par UNIPSO au nom des employeurs. Plus grave encore la représente de la Ministre a dit vouloir se positionner dans ce cadre en tant que médiatrice entre les interlocuteurs sociaux.
Le front commun syndical choqué face à cette volte-face et à ce refus de prise de responsabilités
Les organisations syndicales tiennent à rappeler que leur cahier de revendications a été adressé au Gouvernement et pas aux employeurs. L’objectif, comme c’était d’ailleurs le cas dans le cadre des Accords précédents, est bien de négocier et d’obtenir des moyens supplémentaires au bénéfice des seuls travailleurs en terme de pouvoir d’achat et d’emploi et ce, indépendamment des négociations plus particulières relatives au fonctionnement structurel de chacun des sous secteurs. Le Gouvernement wallon est donc bien à ce stade le principal interlocuteur de la négociation avec les organisations syndicales.
Les organisations syndicales, sans contester le droit aux employeurs de faire valoir leurs revendications, refusent sans équivoque de participer à des négociations sur base de priorités qui auraient dû préalablement obtenir le consensus des employeurs. Les organisations syndicales n’entendent pas pratiquer la cogestion qui ne pourrait aboutir qu’à des résultats sur base du plus petit dénominateur commun. A chacun son rôle et sa position. Au Gouvernement wallon de respecter ses engagements.
Rappelons que les milliers de travailleurs du Non-marchand sont loin de se trouver dans des conditions sociales paradisiaques. Ils jouent pourtant un rôle essentiel de soutien et de cohésion sociale. A ce titre, et malgré les difficultés liées à la crise, ils méritent d’être entendus. Faute de l’être, c’est dans la rue qu’ils exprimeront leur colère.
