Le Syndicat libéral désapprouve l'extension du shopping du dimanche !
Le 17 mars dernier, le gouvernement a décidé d'étendre de manière importante le nombre de dimanches pendant lesquels les employés des magasins peuvent être occupés. Les trois dimanches traditionnels de shopping (la plupart du temps d'application pendant la période de fin d'année) deviennent tout à coup 9 dimanches par an. En outre, la reconnaissance comme zone touristique est fortement assouplie : l'excursion touristique commerciale est à présent également considérée comme un critère valable. De cette manière, les centres commerciaux peuvent être ouverts et occuper du personnel pratiquement tous les dimanches de l'année.
Le 17 mars dernier, le gouvernement a décidé d'étendre de manière importante le nombre de dimanches pendant lesquels les employés des magasins peuvent être occupés. Les trois dimanches traditionnels de shopping (la plupart du temps d'application pendant la période de fin d'année) deviennent tout à coup 9 dimanches par an. En outre, la reconnaissance comme zone touristique est fortement assouplie : l'excursion touristique commerciale est à présent également considérée comme un critère valable. De cette manière, les centres commerciaux peuvent être ouverts et occuper du personnel pratiquement tous les dimanches de l'année.
Le Syndicat libéral a différentes raisons de s'opposer à cette extension de l'ouverture du dimanche et à l'assouplissement du concept de « zone touristique ». La plus logique est sans doute le fait que personne- ni les consommateurs, ni les travailleurs, ni la plupart des gérants de magasins- n'est demandeur !
En tant que syndicat, nous nous préoccupons en premier lieu de la qualité de vie des travailleurs. Ceux-ci devront travailler de manière encore plus flexible. Ce n'est un secret pour personne : dans le secteur de la distribution, il n'y a plus guère d'engagements quantitatifs. Tout le travail supplémentaire repose sur les épaules de travailleurs qui ont de petits contrats à temps partiel. La charge qui est exercée sur leur vie familiale et les activités privées qu'elle comporte ne fera que croître.
Le Syndicat libéral n'ajoute pas foi à la déclaration selon laquelle ces mesures créeront de l'emploi supplémentaire.
Ce ne sont pas seulement les mesures prises qui sont condamnées, mais aussi la manière dont elles ont été prises.
Une fois de plus, le gouvernement se passe de la concertation avec les partenaires sociaux (syndicats et employeurs) et prend unilatéralement des mesures. Des mesures qui visent en outre un problème qui ne se pose pas. Tout comme les autres organisations syndicales, le Syndicat libéral réfléchit aux actions à entreprendre pour manifester sa réprobation quant à cette forme de concertation sociale.
Car sachons-le : prétendre que le mouvement syndical est conservateur est un argument qui ne tient pas la route. Les partenaires sociaux sont tout simplement tenus à l'écart des décisions.
Jan Moens
Responsable sectoriel national
