La CGSLB rejette catégoriquement la proposition d'Unizo de corriger annuellement l'index
La CGSLB est totalement opposée à l'idée d'effectuer une correction annuelle à l'index. Unizo (les classes moyennes flamandes) a fait cette proposition pour résorber le handicap salarial par rapport à nos voisins. Le Syndicat libéral attire l'attention sur les conséquences d'une telle décision.
L'indexation des rémunérations est un système qui prévoit, via des CCT conclues au niveau d'un secteur ou d'une entreprise de faire varier les salaires des travailleurs suivant l'évolution des prix (l'inflation). Sans indexation, le pouvoir d'achat baisserait, ce qui aggraverait la situation économique.
L'indexation automatique que nous connaissons en Belgique permet également de maintenir les allocations sociales à un niveau acceptable. Puisque les allocations sont financées par des prélèvements sur les rémunérations, cela signifie qu'une correction de l'index, telle que proposée par UNIZO, diminuerait de fait les rentrées de la sécurité sociale. Inutile de préciser que cela n'aboutirait qu'à compliquer le problème du financement de la sécurité sociale.
L'activité économique semble reprendre depuis quelques mois, or nous attirons l'attention sur le fait que le marché du travail réagit avec retard. Nous serons encore confrontés à la hausse du chômage pendant quelque temps, et par conséquent à une baisse des cotisations qui alimentent la sécurité sociale.
Enfin, il ne faut pas oublier que les prix de l'énergie constituent une part importante du panier de biens et services qui servent de base au calcul de l'index. En forçant le marché de l'énergie à pratiquer une meilleure politique de prix, une bonne part de l'augmentation de l'index pourrait être évitée. Imputer une diminution de notre compétitivité par rapport aux pays voisins à la seule hausse des salaires est un raisonnement simpliste.
Jan Vercamst
Président national
Olivier Valentin
Conseiller général
