Cinquième anniversaire de la faillite de la Sabena
Demain, nous commémorons le cinquième anniversaire de la faillite de la Sabena. Plus de 7000 travailleurs se sont retrouvés au chômage. Beaucoup de travailleurs ont entre-temps trouvé un nouvel emploi dans ou en dehors du secteur aérien.
Demain, nous commémorons le cinquième anniversaire de la faillite de la Sabena.
Plus de 7000 travailleurs se sont retrouvés au chômage.
Beaucoup de travailleurs ont entre-temps trouvé un nouvel emploi dans ou en dehors du secteur aérien. Depuis lors, le secteur aérien belge en a profité pour réduire les conditions de travail aux normes minimales européennes en ce qui concerne la qualité de l'emploi.
D'autre part, on a atteint les limites maximales en ce qui concerne la durée du travail et la flexibilité (en Belgique, les hôtesses sont souvent à la disposition de leur employeur pendant quatorze à seize heures).
Néanmoins, un sentiment d'amertume persiste chez beaucoup de victimes du plus grand massacre social que la Belgique a connu.
Lors de cet anniversaire, beaucoup d'organisations commémoreront la journée douloureuse d'une manière ou d'une autre. Un syndicat organisera même une réception à l'aéroport; Maître Van Buggenhout, le curateur, expliquera comment il a essayé d'indemniser le dommage ‘financier', tandis que personne ne se rend compte que le dommage ‘moral' persiste.
La CGSLB est d'avis qu'il n'est pas opportun de lancer des slogans ou de tenir de grands propos. Les projets de développement de l'emploi dans les environs de l'aéroport ne sont, pour la CGSLB, qu'un baume sur une plaie béante. Nous ne voulons pas célébrer un événement que le grand public également considère comme une abomination.
Nous ne serons donc pas présents ‘sous le petit avion'.
Le fait que ce jour-là, la SA Delta Air Transport organise un grand happening pour communiquer sa nouvelle dénomination de l'autre côté de l'aéroport est considéré par la CGSLB comme un manque de tact et de respect. La CGSLB y assistera cependant afin de montrer sa détermination dans la lutte pour des emplois décents et un meilleur avenir pour une aviation où la sécurité et l'humanité sont primordiales.
On a encore beaucoup de pain sur la planche !
Frédéric De Clerck
Responsable sectoriel national aviation
