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15 décembre : journée de solidarité avec les travailleurs de l’informel

De part le monde, aujourd’hui, l’économie informelle s’impose comme un fait. Elle va même croissant avec les conséquences d’une crise mondiale qui n’en finit pas de produire ses effets. Alors, une fois par an, la solidarité syndicale internationale à laquelle contribue notre syndicat met en avant ces travailleurs de l’informel, qui sont souvent des travailleuses.

Etant donné la représentation essentiellement féminine et la nature de nombre de nos projets en Afrique francophone, c’est la femme travailleuse de l’informel qui est surtout mise à l’honneur.

Burundi

Au Burundi, la FNTT a voulu marquer cette journée comme le point d’aboutissement d’une large sensibilisation pour la syndicalisation de l’informel, une couverture de protection sociale adaptée et le droit à la formation pour un secteur qui reste sous qualifié. Les 13 et 14 décembre ont ainsi été l’occasion d’un atelier syndical d’échange sur ces trois thèmes.

Le 15 décembre, la FNTT a organisé des activités marquant la commémoration de la journée de solidarité avec l’économie informelle à Bujumbura, mais également dans les autres chefs lieux des provinces à l’intérieur du pays. A Bujumbura, les activités ont débuté par une marche manifestation. Près de 2 200 manifestants se sont ensuite rassemblés au siège de la FNTT.

La représentante des femmes vendeuses de fruits et de fleurs, Monique Sahabo y a présenté les difficultés rencontrées par les femmes travaillant dans le secteur informel. Ce thème a suscité beaucoup d’interrogations car les femmes vendeuses des fruits sont malmenées par l’administration de la mairie.

Pour conclure, c’est une liste de revendications du secteur informel qui a pu être mise en avant : droit à la syndicalisation, mutuelle syndicale de santé, droit à la formation, droit au dialogue. En bref, des revendications en échos avec les piliers du travail décent !

Burkina Faso

Au Burkina Faso, pour la célébration du 15 décembre 2009, la CSB a convenu avec les différentes coordinations régionales de réaliser des conférences débats pour assurer ainsi une forte visibilité des travailleuses de l’informel dans un maximum de localités.

Une journée de sensibilisation syndicale sur la santé et la sécurité a été organisée. Le thème s’est concentré sur la réalité des risques de santé et d’accident de travail dans les différents secteurs professionnels où les travailleuses de l’informel sont bien présentes. En effet, les travailleuses de l’informel sont plus que les autres exposées aux risques. Aucune couverture d’assurance maladie ne les protège et les consignes de sécurité sont trop rares.

Burkina Faso : 15 décembre

Mauritanie

Le secrétaire général de la CGTM a rappelé la nécessité d’une prise en charge des doléances des travailleurs de ce secteur, notamment leur droit d’être organisés et structurés et d’être couverts par la sécurité sociale et d’être assurés contre les accidents et maladies professionnelles.

Le chef de projet CGTM/MSI, quant à lui, a évoqué la situation matérielle, juridique et financière précaire doublée par une situation dangereuse et hautement risquée pour la santé et la sécurité des travailleurs de l’informel.

La présidente du mouvement national des femmes de la CGTM a rappelé le rôle qu’a joué le Projet MSI 2009/2011 dans le cadre de la promotion et l’organisation du secteur de l’informel à travers la création des comités sectoriels de base par catégorie professionnelle et des comités régionaux. Ces structures, outre la mise en place des caisses de solidarité dans les régions, ont apporté une assistance considérable aux travailleuses dans différents domaines tels que la formation sur :

  • l’hygiène et sécurité en milieu de travail
  • VIH/sida
  • la tenue des cahiers de vente journalière pour leur permettre de mieux gérer leurs revenus
  • le code du statut personnel et de la famille.
Mauritanië : 15 décembre

Sénégal

Au Sénégal et presque dans toute l’Afrique, l’économie informelle est un refuge pour les femmes peu qualifiées et pour les enfants qui ont quitté très tôt l’école et qui sont contraints de travailler pour survivre. Le financement des activités génératrices de revenus se pose avec acuité aux acteurs de l’économie informelle, en effet les conditions d’octroi de crédit, ainsi que les taux d’intérêts plafonnés entre 15 et 20% sont des facteurs qui ont contribués grandement à la paupérisation de la société sénégalaise et plus particulièrement chez les femmes dont la majeure partie sont des chefs de famille.

La journée internationale du 15 décembre est une occasion pour la CNTS de réfléchir sur le financement du secteur par la mise sur pied de caisses de solidarité ouvrière dont le capital proviendrait des cotisations des membres et ainsi que des subventions.

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