Genre
En septembre 2004, les trois syndicats ont signé la charte « gender » contenant l’engagement suivant :
« C’est à la lumière de l’application du principe du gender mainstreaming que les organisations signataires examineront la dimension du genre, pour chaque point à l’ordre du jour de la concertation sociale à tous les niveaux. »
Alors que le terme « sexe » renvoie à des différences purement biologiques entre hommes et femmes, le terme « gender » réfère à des différences déterminées socialement et culturellement. Beaucoup de différences entre hommes et femmes sont la conséquence de conventions tacites dans une certaine société, comme par exemple les métiers typiquement féminins.
Le gender est un important principe d’organisation dans notre société : ce qui est associé à la féminité a souvent un statut inférieur à ce qui est soi-disant masculin. C’est ainsi que naît une hiérarchie du genre.
Le gender est aussi appelé « le sexe social ». Dans ce sens, le gender peut être décrit comme « une construction sociale d’idées, d’images et d’évidences concernant ce qui est masculin et féminin, avec les attentes et/ou les règles qui s’y rapportent en ce qui concerne le comportement des hommes et des femmes. »
Il y a une différence entre une politique d’égalité de traitement et/ou d’égalité des chances et le principe de gender mainstreaming. Dans le cas d’égalité de traitement et/ou d’égalité des chances on met l’accent sur l’élimination des inégalités et des discriminations sur le plan juridique (égalité de traitement).
Le concept de gender mainstreaming, par contre, opte pour éviter ces inégalités et discriminations à l’avenir, au lieu d’y remédier. La politique traditionnelle d’égalité des chances et la stratégie relativement nouvelle du gender mainstreaming se complètent actuellement et ont le même objectif : garantir des chances égales aux femmes et aux hommes. Mais à long terme, la généralisation de l’approche gender mainstreaming dans toutes les ramifications de la politique et son application pour tous les décideurs devraient amener à rendre superflue une politique (ciblée) spécifique en vue de supprimer les inégalités et discriminations entre hommes et femmes.
L’application effective du principe de gender mainstreaming ainsi que des mesures plus spécifiques et contraignantes en vue de promouvoir l’égalité hommes-femmes sont nécessaires.
