Femme et travail
Depuis les années ’70, les mouvements des femmes protestent contre la position inégale des femmes par rapport aux hommes et on vise à obtenir des droits égaux et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Dans les années ’80, on a introduit la politique de l’égalité des chances afin de veiller à ce que les hommes et les femmes aient juridiquement les mêmes chances sur le marché du travail. Grâce aux mouvements des femmes et à l’engagement de nombreuses organisations sociales, comme par exemple les syndicats, les discriminations et les inégalités juridiques entre hommes et femmes ont été pratiquement éliminées. En théorie en tout cas, car dans la pratique il existe encore de nombreuses inégalités. Dans le 21e siècle il existe encore une inégalité salariale entre hommes et femmes.
Comme convenu dans la charte « gender mainstreaming » cosigné par la CGSLB en septembre 2004, la CGSLB veille à ce que on tienne compte de la dimension du genre à tous les niveaux de la concertation sociale. Elle se demande toujours si une mesure est-elle neutre sur le plan du genre ; est-ce que l’impact est le même pour les femmes que pour les hommes et sinon : que pouvons-nous faire ?
Ceci vaut en particulier pour des thèmes tels que :
- harmonie travail et famille
- fin de carrière
- formation
- salaire
- mobilité
- flexibilité
- etc.
Exemple: analyse du recours actuel au crédit-temps, qui n’est pas neutre sur le plan du genre ; les femmes prennent plus souvent du crédit-temps lorsqu’elles sont jeunes, en raison des soins à donner aux jeunes enfants, les hommes prennent plus souvent du crédit-temps lorsqu’ils sont plus âgés, pour d’autres raisons. Cela n’est pas dû au crédit-temps, mais à des facteurs socioculturels.
Afin d’obtenir une participation équilibrée d’hommes et de femmes sur le marché du travail, la CGSLB défend les choses suivantes :
- poursuivre le développement des possibilités d’accueil des enfants pour permettre d’harmoniser travail et vie de famille, non seulement pour les femmes mais aussi pour les hommes ;
- supprimer l’inégalité salariale, entre autres au moyen de systèmes de classification de fonctions analytiques, neutres sur le plan du sexe.
